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Twist & Madison voulez-vous danser

twistTwist – Madison

Twist & Madison voulez-vous danser…, c’est la danse phare des années 60 et s’il ne devait en rester qu’une, ce serait sûrement celle-là ! Tout commence au cours de l’été 1958, lorsque le groupe de rythm’n’blues Hank Ballard & the Midnighters enregistre le titre The Twist. 

Une pratique courante aux Etats-Unis consistait à prendre des titres crées par des artistes noirs sur de petits labels discographiques, à les faire réenregistrer par des chanteurs blancs pour de grosses maisons de productions, et à les mettre ainsi à la disposition d’un très large public pour assurer des ventes conséquentes et très profitables.

Pourtant, c’est un artiste noir qui jette son dévolu sur The Twist : Chubby Checker. Pendant l’été 1961, il enregistre sa propre version, sans se douter que tube va déclencher un cyclone mondial… madison

Cette danse provoque immédiatement des réactions en chaîne : certains parlent d’une danse sensuelle et grotesque « tout droit sortie de la jungle » provoquée par les mouvements de hanches.

Début 1962, le Vatican s’apprête à classer le twist parmi les danses immorales, tandis que le cardinal Ottaviani, qui souffre de sciatique, estime que cette danse pourrait transmettre ce mal à la jeune génération. Qu’a cela ne tienne !

C’est au Peppermint Lounge, boite de nuit de New-York, que le haut lieu de la danse se déchaîne, devenant un endroit incontournable et où un autre groupe nommé Joe Dee & the Starlighters y enregistre un album 100% twist. 

En France, la vague arrive chez Régine et bien sûr au Golf Drouot. D’une façon générale, le twist est bien accueilli par les parents qui le trouvent plus sage que le rock’n’roll.

Les premiers grands représentants du twist en France sont les Chaussettes Noires qui enregistrent un délirant Twist du Père Noël puis enchaînent avec des adaptations tels que le twist, Peppermint Twist ou encore La leçon de twist, reprise par bon nombre d’artistes de l’époque.
Le twist suscite bientôt des envies de records.madison En France, un breton de 27 ans annonce son intention de tenir 120 heures. Après plusieurs évanouissements, d’une luxation de vertèbres lombaires, et d’une perte de 5 kilos, le record du monde est battu.

Et même les puristes du rock comme Les Chats Sauvages qui refusent de jouer en public Twist à Saint-Tropez ou comme Johnny Hallyday qui déclare détester ce qu’il considère comme une « dégénérescence du rock » ne s’y mettent que sur l’instance de leur maison de disques. Pour vendre, on n’hésite d’ailleurs plus à estampiller twist sur toutes les pochettes.

Etre twist devient un état d’esprit, c’est être dans le coup. Déjà amorcé avec le hula-hoop, le twist préfigure la grande vogue des danses que l’on peut pratiquer sans contact physique : fini les pas compliqués ! 

Le twist est une danse des années 60 inspiré du rock’n’roll. Beaucoup d’artistes naissent de ce courant (chubby checker, the wiggles, johnny hallyday). On peut voir quelques détails des pas, des gestuels très dynamiques en se courbant et en jouant avec les bras et les genoux. 

Historique du twist Il est souvent arrivé dans les années 60 qu’un titre musical donne naissance à une danse portant le même nom. Le twist est un exemple caractéristique du phénomène, même si la version originale a été oubliée au profit de celle de Chubby Checker.

twist

En tout état de cause, s’il est une danse des “années twist” qui a survécu au temps c’est bien le… twist ! 

madisonOrigines

La chanson “The Twist” a été créée durant l’été 1958 et n’a pas,madisonau départ, rencontré son public jusqu’à ce que l’Américain Hanck Ballard en sorte sa propre version. Cette version est entrée dans le classement des 20 meilleures ventes de disques aux États-Unis en mars 1959. Chubby Checker enregistre sa fameuse version en 1961.

C’est à partir de ce moment que la danse twist apparaît et défraye la chronique.Les autorités religieuses songent sérieusement, à l’époque, à classer le twist parmi les danses immorales tandis que la Lloyds, une grande compagnie d’assurance anglaise, assure contre la “pratique abusive du twist”…

 twistÉvolution

Le twist arrive en France en 1962, particulièrement promu par le bien connu groupe “Les Chaussettes Noires”madison dont fait partie Eddy Mitchell. Le twist est certainement la danse des années 60 à la plus longue carrière. Il y a même eu des concours de twist sur la durée où certains candidats on dépassé les 100 heures consécutives ! Manifestement, le twist fait vendre et tout le monde s’y met. On essaye d’ailleurs de mélanger le twist avec d’autres danses comme la madison ou le tango ; sans réel succès, cela dit. 

Le twist se pratique seul ou à plusieurs. Il n’y a pas de contact entre les danseurs. Globalement, chacun se déhanche à droite puis à gauche, éventuellement en levant le genou de la jambe opposée au côté vers lequel on déhanche. 

twistMusique et tempo

Le twist se danse sur un rythme musical 4/4, généralement à une vitesse de 40 à 50 MPM.twist La musique du twist peut également se danser en rock voire en madison. Les morceaux du précurseur Chubby Checker comme “Let’s twist again” ou d’autres américains comme “The Ventures” sont bien évidemment adaptés. D’autres chanteurs français de l’époque ont sorti des titres twist assez connus : Les Chaussettes Noires, Annie Cordy, Henri Salvador, Maurice Chevalier ou Richard Anthony et son “Petit Gonzales”. 

twistÉté 1962

Le balancement apporté par le madison au cours de l’été 1962 a conquis la France. On va donc le retrouver dans le madison-twist.
Sylvie Vartan devient l’égérie de ce pas qui est censé mettre fin à l’ennui de la jeunesse du moment : « retrouvons-nous là-bas, Johnny, pour danser l’madison-twist ».

Notons que Johnny crée lui aussi sa version de madison-twist. Ce sera la seule fois où Johnny et Sylvie se retrouveront en concurrence sur une même chanson au même moment.
twistLe madison-twist arrivé en France est emprunté au répertoire du chanteur noir américain Sam Cooke, ex-vocaliste de gospel qui enregistre “Twistin’ The Night Away”. Le pressage français a pour titre “Dansez le twist avec Sam Cooke”. Ce dernier est donc le créateur de “Meet Me At The Twistin’ Place”, devenu en France “Madison-Twist”.

Cependant le madison ne semble pas remporter un énorme succès aux USA, pas plus qu’en Angleterre. A l’exception de “The Madison” par Al Brown ou “Madison Time” par bill Sheperd, on y recense peu de titres avec cette danse.
Quant au phénomène hybride appelé madison-twist, il s’agit d’un mélange exclusivement made in france dont on ne trouve nulle trace.     

Djgalapahude

Generation style pop-rock des années 90

Generation style pop-rock des années 90

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Génération style pop-rock des années 90

Generation de la chanson française des années 90 n’est pas « une », au sens où la dite « variété » et les artistes établis (Souchon, Voulzy, Goldman…) tiennent toujours une place prépondérante dans le paysage musical hexagonal des années 90. Mais aux côtés de ces deux « écoles » se développe un mouvement autrement appelé « nouvelle scène française ». Des artistes comme Dominique A, Miossec, Bertrand Burgalat prônent et établissent un retour au texte et à la poésie de leurs ainés Brel, Brassens… Ces artistes trouvent un large public et « rétablissent la chanson française dans ce qu’elle a de meilleur » (Jean-François Bizot).

Génération rock français des années 90

Le renouveau de la chanson française des années 90 repose aussi sur l’émergence d’une nouvelle scène rock. Des groupes comme Noir Désir, les Little Rabbits (futur back group de Katerine)… remplissent les salles de concert et s’affichent en haut des charts. Les influences de ces groupes sont autant françaises qu’anglo-saxonnes.

Top 5 des albums chanson generation française des années 90

1. Miossec, Baiser, 1997
2. Dominique A, Un disque sourd, 1991
3. Alain Souchon, C’est déjà ça, 1993
4. Noir Désir, Tostaky, 1992
5. Alain Bashung, Chatterton, 1994

 

Sortis de leurs « ghettos » musicaux respectifs à la faveur d’une reconnaissance critique et populaire, le rap et la techno poursuivent au cours des années 1990 leur maturation et leur infiltration du rock ; l’électronique en est le principal véhicule. NTM, IAM et  MC Solaar offrent au rap français sa légitimité dans le paysage musical hexagonal, tandis que des formations visant un plus large public tissent des liens avec la musique pop. De même, aux États-Unis, les Beastie Boys ou Rage Against the Machine se refusent à toute récupération par un « camp » ou un autre et pratiquent avec bonheur une fusion (explosive) des genres.

La scène électronique française (ditte french touch), emmenée par des figures telles que Laurent Garnier (30, 1997), Daft Punk (Homework, 1997) ou Air (Moon Safari, 1998), est reconnue hors des frontières nationales pour sa capacité à assimiler et à remodeler avec originalité des influences aussi disparates que le disco, la new wave ou encore Burt Bacharach et le easy listening. The Prodigy (The Fat of the Land, 1997), The Chemical Brothers (Dig your Own Hole, 1997) ou Underworld (Beaucoup Fish, 1999) tentent quant à eux, en Grande-Bretagne, d’associer des rythmes techno à des orchestrations et des arrangements rock (présence de guitares, alternance de couplets et de refrains, etc.).

La generation rock face au défi des nouvelles technologies

Le rock des années 1990 est également marqué par un vent de nostalgie dont profitent des formations et des genres « démodés » et oubliés depuis de nombreuses années ou considérés. Après les années 1960 et 1970 remises à l’honneur au cinéma (The Doors d’Oliver Stone, 1991) ou par l’industrie du vêtement, les années 1980 — la new wave et sa branche synthétique notamment — bénéficient d’un retour en grâce orchestré selon un processus immuable articulé autour de compilations-hommages.

À l’instar du jazz et de la musique classique, le rock est également confronté à la délicate question de la diffusion et de l’accès à la musique sur Internet. La multiplication des sources (gratuites pour la plupart jusqu’à présent) implique en effet une redéfinition de la rémunération des auteurs-compositeurs et interprètes. Certains artistes — David Bowie et Daft Punk en tête — proposent des morceaux en ligne, toutefois l’ensemble des catalogues des grandes maisons de disques (Universal, Sony Music, EMI, Warner, Virgin, BMG) n’est pas disponible.

En termes de création musicale, les nouvelles technologies révolutionnent l’écriture rock proprement dite, comme en témoigne par exemple l’album Kid A (2000) de Radiohead, parfaite illustration du traitement « moderne » réservé aux canons du rock. De même, l’approche minimaliste et « intellectuelle » des formations et artistes appartenant au courant post-rock (Tortoise, Labradford, Mogwai, Mark Hollis, David Sylvian, etc.), apparu pendant la seconde moitié des generations années 1990, montre dans quelle mesure le rock peut aujourd’hui encore, cinquante ans environ après la découverte d’Elvis Presley dans un petit studio du sud des États-Unis, revendiquer son identité et sa légitimité en tant que genre musical, certes éclaté, mais vivant.