Musique Histoire - DJGALAPAHUDE ON THE DANCE FLOOR
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Musique Histoire


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Biography


Musique contemporaine

La musique concrète, électronique, électroacoustique

  • Le dodécaphonisme utilise des séries pour régir les hauteurs. Le sérialisme généralise les séries à d’autres paramètres du son (rythmes, durées, timbres, etc.). Ceci conduit, après la Seconde Guerre Mondiale, à un sérialisme intégral où tous les paramètres sont structurés par des séries.
  • Mais c’est seulement à la fin des années quarante, avec l’enregistrement sur un support audio comme le disque (1948) puis la bande magnétique (après 1950), que de nouvelles formes de composition directes sur le matériau sonore ont pu s’opérer.

Des années 1960 aux années 1970

musique
Moog Modular de 1964
  • Des recherches amènent trois équipes indépendantes à développer le premier synthétiseur électronique facile à jouer. Le premier de ces synthétiseurs à apparaître est le Buchla. Apparu en 1963, il était le produit des efforts conduits par le compositeur de musique électronique Morton Subotnick. En 1962, grâce à une bourse obtenue à la Fondation Rockefeller, Subotnick et son associé Ramon Sender emploient l’ingénieur électrique Don Buchla afin de construire une « boîte noire » à composition.
  • Subotnick décrit son idée de la façon suivante : « Notre idée était de construire une boîte noire qui serait la palette du compositeur à la maison. Cela serait leur studio. L’idée était de la concevoir de telle sorte que ce soit comme un ordinateur analogique. Ce n’était pas un instrument de musique mais cela permettrait des modulations… Ce serait une batterie de modules de générateur d’enveloppes à tension asservie et cela aurait des séquenceurs directement inclus… Ce serait une batterie de modules que tu pourrais assembler. Il n’y avait pas de machines qui lui étaient comparables jusqu’à ce que CBS l’achète… Notre but était que ça soit moins de 400 $ pour le tout et nous sommes arrivé assez près de cela. C’est pourquoi l’instrument d’origine pour lequel j’ai récolté des fonds valait moins de 500 $[réf. nécessaire]. »
  • Un autre synthétiseur facile à jouer, le premier à utiliser un clavier comme celui du piano, fut le fruit du travail de Robert Moog. En 1964, celui-ci invite le compositeur Herbert Deutsch (en) à passer le voir à son studio de Trumansburg. Moog avait rencontré Deutsch l’année précédente, avait écouté sa musique et décidé de suivre la suggestion du compositeur de concevoir des modules de musique électronique. Lorsque Deutsch lui rend visite en 1964, Moog vient de créer les prototypes de deux oscillateurs à tension asservie. Deutsch joue avec les appareils pendant quelques jours et Moog trouve ses expérimentations tellement intéressantes musicalement qu’il construit un filtre à tension asservie4. Plus tard, en septembre, alors que Moog est invité à la convention AES (Audio Engineering Society, société d’ingénierie sonore) où il présente une conférence sur « Les modules de la musique électronique », il vend ses premiers modules de synthétiseur au chorégraphe Alwin Nikolais. Avant la fin de cette convention, Moog était entré de plain-pied dans le marché du synthétiseur.
  • Aussi en 1964, Paul Ketoff, un ingénieur du son pour la RCA Italiana de Rome contacte William O. Smith, directeur du studio de musique électronique de l’Académie américaine de la ville, en lui proposant de concevoir pour le studio de l’Académie un petit synthétiseur qui serait facile à jouer. Après consultation avec Otto Luening, John Eaton et d’autres compositeurs résidant à l’Académie à l’époque, Smith accepte la proposition et Ketoff a pu livrer son synthétiseur Synket (pour Synthesizer Ketoff) au début de 1965.
  • L’une des contributions les plus importantes du développement de la musique électronique sera celle de Max Mathews qui réalise, en 1957 le premier son numérique. C’est le début d’une grande aventure qui scellera les noces de la musique et de l’informatique. Dans les laboratoires de l’université de Stanford, les travaux de Mathews seront vite suivis par ceux John Chowning (qui invente le procédé de synthèse par modulation de fréquence) et du compositeur français Jean-Claude Risset. Un autre pas décisif est ensuite franchi par le physicien italien Giuseppe di Giugno (en), qui réalise au début des années 1980 à l’Ircam la première machine numérique en temps réel : la 4X. L’idée en est qu’une machine peut être différente suivant les types de programmes qu’elle exécute. La musique électronique en temps réel va dès lors s’imposer et même irriguer le monde des musiques populaires et commerciales. À la fin des années 1980, Miller Puckette écrit le logiciel Max (en hommage à Max Mathews) devenu depuis Max-Msp qui va vite s’imposer comme le standard pour les compositeurs de musique électronique en temps réel.

Il n’y a pas qu’une formule de musique électronique, mais de nombreuses variantes :

  • utilisation d’instruments électroniques par des musiciens en chair et en os (Ondes Martenot, thérémines).
  • œuvre purement électroacoustique ou électronique, pré-enregistrée (GRM, Studios de Cologne et de Milan). La représentation publique de ces œuvres, fixées sur un support audio mono, stéréo ou multipistes, peut prendre plusieurs formes : elles sont jouées en concert sur acousmonium (“orchestre” de haut-parleurs) par des interprètes acousmatiques formés pour cela ; ou bien elles bénéficient d’une diffusion radiophonique (particulièrement bien adaptée à ce qu’on nomme création radiophonique ou Hörspiel réalisés tant par des auteurs de radio que des compositeurs de musique électroacoustique) ; ou encore elles sont pensées pour des lieux d’exposition, de passage – en intérieur ou en extérieur –, etc., c’est l’installation sonore ; enfin elles accompagnent, en tant que musique d’application, un spectacle visuel tel que théâtre, danse, cinéma, vidéo.
  • œuvres mixtes bande/orchestre ou formation de chambre (Déserts de Varèse, de nombreuses œuvres de Nono, Ivo Malec, François-Bernard Mâche, Luc Ferrari, Denis Dufour, Gilles Racot). L’intérêt consiste en la fusion de deux univers très différents : celui du son instrumental, le plus souvent de hauteur bien déterminée, joué par un musicien, et celui de tous les sons possibles (parfois des bruits sans hauteur déterminée), celui de la musique enregistrée à la temporalité immuable et du musicien en chair et en os qui doit se synchroniser.
  • transformations d’un son acoustique par des moyens électroniques en temps réel (GRM avec Syter – Système Temps Réel –, IRCAM avec la 4X puis Max/MSP et autres systèmes).

Dans le cas de la musique « pour bande » (appelée selon les époques, les lieux et les écoles musique concrète, musique expérimentale, musique électroacoustique, tape music, Elektronische Musik, musique acousmatique (ou encore art acousmatique1), le son enregistré lui-même peut être produit de différentes manières :

  • son de synthèse, électronique ou informatique ;
  • son instrumental ou vocal traditionnel transformé ;
  • son naturel non-musical a priori (« ») transformé ou non.

Depuis l’arrivée de l’ordinateur personnel, le traitement électronique du son permet de créer de nouvelles formes d’instrumentalisation de la musique, aussi bien au niveau de la synthèse du son que du formalisme de la composition (composition assistée par ordinateur).

French touch (musique)

  • La French touch ([fɹɛntʃ tʌtʃ]; littéralement « la patte française »)2, ou French house, est un courant musical né en France en 1990, reconnu internationalement comme la déclinaison française de la musique house. Si, au départ, elle s’inscrivait dans la house music par l’utilisation de samples souvent puisés dans le funk et le disco, au fil des années, ses sources d’inspiration se sont étendues à tous les styles musicaux3.
  • Ses principaux représentants sont issus de la scène électronique parisienne des années 1990, les plus connus étant4 les groupes ou artistes Daft Punk, Air, Justice, Kavinsky, Sebastian, DJ Mehdi ou encore Mr.Oizo. De nouveaux artistes, révélés récemment au grand public, prennent la relève, et sont parfois considérés comme la seconde génération de la French touch.
  • L’appellation apparaît pour la première fois à Paris en juin 1987, lorsque le photographe des nuits parisiennes Jean-Claude Lagrèze crée les soirées French touch au Palace, faisant découvrir la musique house et les DJ Laurent Garnier, Guillaume la Tortue et David Guetta5.
  • L’expression est ensuite reprise en 1991 au dos d’un blouson créé en 1991 par Éric Morand pour le label Fnac Music Dance Division et portant l’inscription « We Give a French Touch to House » (« Nous donnons une touche française à la musique house »)6,7. Les journalistes britanniques popularisent le terme et contribuent à la diffusion du mouvement outre-Manche lorsque, à partir de l’année 1996, arrivèrent des productions électroniques françaises en grande quantité.

Années 1980

musique

 
Carton d’invitation à la première soirée French touch au Palace, à Paris, en 1987.

Années 1990

  • Dès 1994, ces artistes commencent à produire et à éditer des titres qui grimpent rapidement dans les classements britanniques et ne laissent pas indifférents les critiques d’outre-Manche, lesquels n’hésitent pas à prendre l’Eurostar pour venir les écouter et écrire des articles sur la « French disco », le « Paris beat », la « French hype », la « nouvelle vague» ou même la « baguette beat »15. La French touch balbutiante voit apparaître de plus en plus d’artistes tels que Air, Dimitri from Paris, La Funk Mob ou DJ Cam, produisant des sonorités très influencées par le trip hop. De même, les Daft Punk commencent à travailler chez eux sur leurs premiers maxis. En France, le mouvement est encore très marginal et se concentre en quelques points névralgiques de la capitale, notamment chez les disquaires où ces mêmes artistes sont à l’affût des nouveautés.
  • En 1995, la French touch commence à prendre véritablement son essor avec la sortie de l’album Boulevard de St Germain, de son vrai nom Ludovic Navarre. Un disque au son acid jazz et deep house, encensé par la presse britannique notamment via le New Musical Express ou encore Mixmag16. Puis en 1996, c’est au tour du duo Motorbass de connaître un succès mondial à la sortie de l’album Pansoul. Début 1997, l’album Homework des Daft Punk achève d’établir ce mouvement musical sur les scènes nationale et internationale17.
  • Dans la foulée, d’autres artistes participent à ce phénomène : Étienne de Crécy, avec sa compilation Super Discount, Cassius, Alex Gopher, Demon, Grand Popo Football Club18, Dimitri from Paris, ou encore Air. Devant la fraîcheur et l’originalité que possèdent alors ces artistes provenant quasi exclusivement de France, la presse anglo-saxonne a l’idée de nommer tout simplement ce son French touch. Beaucoup d’artistes français seront dès lors étiquetés French touch, comme en témoigne la diversité des productions de l’époque19. L’année 1998 est marquée par le titre Music Sounds Better With You de Stardust, morceau produit par Thomas Bangalter, Benjamin Diamond et Alan Braxe, devenu emblématique de ce mouvement, et qui se vendra à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde dès les premiers mois.

Années 2000–2010

Points de vue

  • Pour le duo Justice, « la French touch n’est pas une famille musicale. En réalité, ce nom désigne les groupes français qui s’exportent à l’étranger.

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